In Autre, Dernières nouvelles, Jeux de Rôle

RPGaDAY #28-31

Chaque jour, ce mois d’août, le rôliste que je suis se pose la question du jour du RPGaDAY2018 en partenariat avec Aux Portes de l’Imaginaire.

Voici mes pensées des 4 ultimes jours de l’événement :


28 – Partagez une chose inspirante pour laquelle vous avez de la gratitude

Le point de départ de la plupart de mes créations de ces 15 dernières années, qu’elles soient littéraires ou ludiques, est un jeu vidéo : Neverwinter Nights (NWN pour les intimes). En tant que tel, ce jeu qui se propose de suivre les aventures d’un personnages de votre création dans l’univers des Royaumes Oubliés avec les règles de Donjons & Dragons 3ième édition, ne fut pas particulièrement inspirant. Si j’ai bien aimé la campagne et les extensions du jeu ce n’est pas pour son contenu mais pour son potentiel. Chaque mouture de NWN offrait la possibilité de créer ses propres contenus via un éditeur fournis avec le jeu. Ce n’était pas forcément accessible à tous, mais étant ingénieur en informatique de métier, je me suis plongé dans les méandres technique de NWN pour créer mon propre contenu, la possibilité étant offerte de concevoir un univers persistant en ligne tel que j’avais pu en connaître avec la Quatrième Prophétie.

Seulement pour créer un contenu, il faut avoir une idée de ce contenu et Loreval est né de cette réflexion initiale. Je voulais que les contraintes et les limitation d’un jeu en ligne soient explicables par l’univers lui-même ce qui a singulièrement dirigé la création vers quelque chose d’assez unique. De là, le background de Loreval est né, puis les nouvelles, puis les romans, puis l’univers entier dans lequel je fis jouer avec les règles de D&D3 (logique pour faire suite à la création de Loreval sur le système de NWN), puis en faisant évoluer les règles pour me les approprier davantage et de fil en aiguille jusqu’à écrire de tous nouveaux récits, d’autres background et d’autres systèmes. Il y a clairement dans ma vie un avant et un après NWN et sans pouvoir lui accorder le statut de « chose inspirante » il faut reconnaître que ce jeu à changé mon univers littéraire et ludique de façon drastique

29 – Partagez une amitié que vous devez au JdR

L’histoire commence aux alentours de 1994. Je vis alors en résidence universitaire le temps de mes études. Comme on s’ennuie fermement dans ce genre d’endroit, je passe une petite annonce dans la résidence pour recruter des joueurs de JdR et j’ai pu ainsi monter une petite équipe dont Mike fera partie. 24 ans plus tard, après l’avoir fait recruter par la société qui m’a offert mon premier emploi et où il travaille encore (pas moi, j’ai changé) et avoir été colocataires pendant 4 ans, nous vivons dans la même ville et nous jouons encore régulièrement.

30 – Partagez quelque chose que vous avez apprit en jouant votre personnage

Revenons à Jormungandr une pénultième fois. Quand on prétend jouer un gamin désinhibé (ou plutôt, pas encore inhibé), doté d’une force, d’une endurance et d’une psyché surhumaine, faisant confiance à n’importe qui, quasiment invulnérable, pratiquement immortel, ne s’intéressant qu’à une seule chose dans sa vie : jouer, et capable de voyager dans n’importe quel monde issue de sa fantaisie pour y faire ce qu’il veut à l’échelle qu’il veut, il faut obligatoirement apprendre à faire une chose essentielle : se ficher des conséquences de ses actes. Quand on joue généralement des personnages qui aiment le contrôle et la pondération, ce n’est pas si simple. Mais je l’ai fait. Jormungandr est devenu ce protagoniste insouciant durant les premières années de sa vie « nouvelle » (celle qui commence quand il découvre des gens au moins aussi puissant que lui) et j’ai lâché prise sur tout en ayant conscience, en tant que joueur, de chacune des conneries que cela risquait d’engendrer. C’est une méthode un peu radicale pour goûter à un autre aspect du jeu de rôle, mais elle fonctionne. Attention toutefois, il n’est pas question de lancer le personnage dans des expériences toutes plus suicidaires les unes que les autres, il faut au contraire aimer son personnage, y tenir et mener des actions logiques pour l’esprit innocent que l’on incarne tout en sachant qu’il s’agit d’erreurs pour quelqu’un de plus expérimenté et conscient de son environnement. En tout cas, c’est ce personnage qui m’aura fait passer cet ultime cap et qui n’est pas sans rapport avec les intentions ludiques que je défends aujourd’hui à travers un système comme MOD-US.

31 – Partagez pourquoi vous participez au RPGaDAY

À la base, je considérais cela comme une simple exercice d’expression. J’ai découvert que certaines questions m’ont amenée à m’interroger sur beaucoup de mon vécu rôlistique, sur l’importance de certaines préférences et sur les choix qui m’ont menés là où j’en suis aujourd’hui. Plus qu’un simple exercice, c’est une expérience plutôt enrichissante en définitive, un moyen de se recentrer sur beaucoup de points.


Consultez mes précédentes réponses du RPGaDAY2018 :

, ,

Laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :