In L’Étau des Ténèbres, Romans

Atarks et Humains, l’impossible entente ?

Les quelques lecteurs du tome 1 de l’Étau des Ténèbres desquels j’ai eu des retours affirment généralement que le qualificatif « mystérieux » convient parfaitement pour décrire les Atarks. Je ne vais pas vous le cacher, ce peuple réserve quantité de surprises du début à la fin du récit. C’est sans doute dû au fait qu’on ne croit pas ce qu’on voit d’eux, à aucun moment.

Non, je ne vais pas révéler ici ce qu’ils sont vraiment. En revanche, j’ai quand même deux trois révélations gratuites et sans conséquence à faire à leur sujet. Voici quelques extraits du premier volume de ma série pour étayer mon propos :

« Les Atarks ressemblent trop aux humains et en même temps pas assez pour qu’ils soient vraiment plaisants à regarder. Morphologiquement semblables, humanoïdes à la peau lisse et de taille comparable, ils conservent néanmoins trois caractéristiques marquantes de leurs probables origines reptiliennes : une queue d’environ quarante centimètres de long à l’âge adulte, des yeux fendus, et une totale absence de système pileux. Une quatrième caractéristique apparaît évidente à ceux qui ont l’occasion de les toucher, ils sont froids. Durant la guerre, on se plaisait à les appeler les Sangs-Froids ou même simplement les Serpents. »

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« Ils parviennent à l’entrée de la grande salle. Elle est bondée. Pas loin de trois cent personnes s’y entassent, bien plus que ce qu’elle peut décemment accueillir. Cela représente presque un tiers de la population Atark de Dis. Adana ne se demande même pas ce que font les deux autres tiers des Sangs-Froids au même moment. Immobiles, quelque part, à réciter les prières et à contempler le Dieu Solaire, sans doute ? Ici, ça leur est impossible car le toit de la bâtisse ne comporte aucune ouverture, néanmoins, ils sont tous le menton dressé observant la direction approximative du sommet de la Flèche du Temple Solaire. »

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« – Inutile de nous mentir, répond Ivrac. Leur nature ne fait aucun doute. Ils partagent beaucoup de caractéristiques avec les serpents, mais ils en ont également beaucoup en commun avec nous. Après tout, ils avaient la capacité d’apprendre notre langue et ils l’ont fait. Leurs besoins vitaux ne sont pas tellement différents des nôtres. »

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« – Ça n’était pas forcément urgent de proposer à la Grande Manufacture de réaliser ces travaux en priorité dans la mesure où les Atarks étaient déjà installés dans cette zone. De plus, il m’apparaît nécessaire de préciser que l’idée de nous vendre ce service vient d’eux. Une réponse forte appropriée à la question de leur intégration dans notre économie, je crois. Si effectivement la Grande Manufacture et nombres d’autres services se liguent pour nous faire une contreproposition financièrement plus intéressante, cela leur apprendra les
vertus de la concurrence. »

Ces petits extraits mettent en exergue différentes caractéristiques intéressantes des Atarks :

  • Leurs origines reptiliennes sont indéniables.
  • Leur dévotion envers leur dieu est indiscutable.
  • Ils s’intègrent très bien dans la société des humains.
  • Ils s’adaptent à l’économie humaine parvenant même à la concurrencer (à noter que c’est pour leur bien et non pour faire du profit).

Lorsque ces éléments dessinent le portrait de ce peuple étrange, la première des réactions naturelles est la méfiance. A cause d’une nature profonde différente et d’une transposition un peu trop facile du caractère humain sur eux, les Atarks sont la cible d’un rejet dû principalement à la peur. On peut arguer que cela résulte essentiellement du conflit qui les a opposés aux Humains, mais ce n’est pas le cas. L’origine de la guerre sera révélée plus tard, mais il convient de noter que ce qui trouble le plus cette relation Humain-Atark c’est à la fois la ressemblance et la différence de ces races.

Si l’on met de côté le caractère reptilien des Atarks (car je déteste les serpents), ils ont toujours été pour moi l’image d’une certaine perfection communautaire. D’une unité sans pareille, d’une solidarité à toute épreuve, d’un volontarisme exemplaire et d’un naturel pacifique et contemplateur, les Atarks ont atteint un idéal. Le fait qu’ils l’aient atteint par la religion n’est qu’un fait et non un message. Comment l’imparfaite société des Humains, qui aspire aux mêmes buts, réagit-elle confrontée à ce modèle ? Elle se drape dans le déni. Se positionnant en vainqueur soumettant « l’envahisseur », les Humains entendent les faire entrer dans leur schéma social sans se rendre compte, en faisant cela, qu’ils les corrompent.

Cette relation entre Humains et Atarks n’a rien de très originale en soi. Si je semble prendre le contre-pied de tout ce qu’on peut attendre d’une race reptilienne dans un univers de Fantasy, il est avant tout intéressant de voir au travers de ce schéma ce que peuvent être les relations entre diverses communautés de notre propre monde. Y en a-t-il une qui a pu m’inspirer la création des Atarks ? Evidemment. Je vous laisse trouver laquelle.

Bien sûr, cette interprétation du récit laisse malgré tout le doute sur le fait que les Atarks pourraient être les méchants de l’histoire. En quelque sorte, ils ont réussi en douceur leur invasion, là où la guerre les a mis en échec. Il reste encore beaucoup à découvrir d’eux, et j’ai pris plaisir, au travers des 5 tomes de cette série, à disséminer la vérité.

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